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"On a été mis devant le fait accompli": plusieurs présidents de clubs de Ligue 1 se sont interrogés lundi concernant l'arrêt définitif de la saison de football, décidé selon eux par le

gouvernement "du jour au lendemain" fin avril.

"Sur quelle base le gouvernement a-t-il pris cette décision?", s'est demandé le président de Lille Gérard Lopez lors d'une conférence de presse téléphonique de Première Ligue, le syndicat regroupant la majorité des présidents de Ligue 1.

Accompagné de Bernard Caïazzo (Saint-Etienne) et Waldemar Kita (Nantes), Lopez a dénoncé le manque de "concertation" ayant précédé la prise de parole du Premier ministre Edouard Philippe, selon qui "la saison des sports professionnels, notamment de football, ne pourra pas reprendre". Deux jours plus tard, le 30 avril, la Ligue de football professionnel (LFP) actait la fin de la saison 2019-2020, décision contestée depuis lors par Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais.

"On n'a pas la responsabilité (de l'arrêt de la saison), celui qui l'a c'est le Premier ministre, et le gouvernement. Il a des informations que nous n'avions pas", a insisté Bernard Caïazzo, le président de Première Ligue.

"Début avril, on était les seuls sur les cinq grands championnats à faire la proposition de reprendre le championnat. On était en avance, et on s'est foutu de (nous). On était la locomotive et les autres pays nous ont suivi plus tard... Mais malheureusement, nous, on est restés sur place", a regretté Waldemar Kita alors que les championnats allemand, italien, espagnol et anglais ont tous enclenché la reprise.

L'annonce gouvernementale, selon lui, a été "assez brutale, c'est notre plus grande surprise", a-t-il ajouté, Gérard Lopez estimant de son côté que "c'est arrivé du jour au lendemain".

Peut-on, dans ce cas, faire machine arrière et terminer la saison ? "Aujourd'hui, pour des questions organisationnelles, c'est trop dur (...) on sait que pour reprendre, les joueurs auraient besoin de deux mois de préparation", a constaté Waldemar Kita.

"Des diffuseurs, nous n'en avons plus", a également souligné Bernard Caïazzo, alors que Canal+ et beIN Sports ont rompu leur contrat de diffusion des championnats.afp, photo-Kilyac, Wikimedia.